Témoignage de Simon Richard
Président 1996-1997

Ça se passe au début de 1984, dans les locaux de la Régie des installations olympiques (RIO). Je participe à ma première activité au sein de l’AAQ. Fort de l’enthousiasme, de la jeunesse et de la curiosité qui caractérisent un étudiant, je mords dès lors à l’hameçon qui m’est tendu et me fais ferrer comme un poisson. Vite fait, je suis déposé dans une barque et j’ai beau me démener, je n’en sortirai pas. Cependant, contrairement à l’animal vertébré aquatique, ce n’est pas l’hallali qui m’attend. Ce nouveau milieu me fournit plutôt un vivifiant oxygène, qui me stimulera et me permettra de faire un long voyage, associatif s’entend, qui durera finalement plus de quinze ans.

En effet, quelques semaines après cette rencontre à la RIO, je participe déjà, comme bénévole, à mes premières rencontres de la section de Montréal de l’AAQ. Suivra l’implication active à d’autres niveaux, notamment le comité des finances de l’Association, La Chronique, la revue Archives, l’organisation de congrès, le Comité exécutif et le Conseil d’administration.

J’ai eu la chance d’être aux premières loges de l’AAQ, lors de moments importants de son développement comme organisation. Je pense entre autres à la refonte de l’organisation de ses finances, la modification du mode de tarification des membres et la dotation d’une direction générale permanente.

Ces années d’implication au sein de l’AAQ m’ont procuré le privilège de côtoyer des gens formidables et passionnés. À chacun des niveaux, j’ai rencontré des bénévoles, qui travaillaient fort, avec la ferme volonté de faire progresser l’archivistique et d’améliorer les services aux membres. Cela m’impressionnait et me stimulait au plus haut point.

Nous étions comme une famille, parfois au premier sens du terme (ma conjointe, Claude Cantin, a été quelques années sur le comité de La Chronique).

On donnait généreusement de notre temps et de notre énergie, mais on en tirait également des bénéfices. Dans mon cas, certains des bénévoles sont devenus mes plus proches amis, aujourd’hui encore, 30 ans plus tard. Cette implication fut par ailleurs une superbe école de vie et un creuset propice au développement professionnel. Des termes comme collaboration, passion, implication, consultation et décision ont pris un sens réel et concret pour moi pendant ces années. J’en ai tiré des apprentissages qui ont été précieux dans mon développement professionnel.

Le cours de la vie m’a amené, un peu passé les années 2000, à travailler dans une autre sphère d’activité. Pour autant, jamais je n’oublierai l’extraordinaire camaraderie qui régnait au sein des instances de l’AAQ ni la passion de ses bénévoles et leur générosité.

Pour toujours, je serai redevable à l’AAQ et aux gens que j’y ai côtoyés, pour tout ce qu’ils m’ont appris et apporté, autant au plan professionnel qu’humain, si je peux le dire ainsi.

Je suis l’AAQ.

Simon Richard