Témoignage de Michel Prévost
Président 1994-1995

J’ai peine à croire que mon engagement à l’AAQ date maintenant de plus de 25 ans. En effet, j’ai commencé à m’impliquer activement au sein de notre association professionnelle en 1990 comme membre du Secrétariat du XIXe Congrès annuel et par la suite comme secrétaire puis directeur de l’AAQ-Ouest. En 1993, j’ai joint le conseil d’administration à titre de vice-président, puis de président et de deuxième vice-président. Après avoir quitté en 1995 le CA, j’ai représenté l’AAQ au Comité scientifique de la Ve Conférence européenne des archives et au Congrès de Barcelone en 1997. La même année, je suis devenu président de la Société d’histoire de l’Outaouais, poste que j’occupe toujours, et mes engagements au sein de l’AAQ sont devenus beaucoup moins nombreux. Cela dit, je n’ai jamais réussi à couper complètement les ponts avec mon association qui me tient tant à cœur. Ainsi, par la suite, j’ai notamment représenté l’AAQ à des rencontres nationales sur l’avenir du bénévolat en patrimoine et présidé le jury du meilleur article de la revue Archives. De plus, j’ai collaboré fidèlement au bulletin mensuel La Chronique. Enfin, je viens d’accepter de siéger au Groupe de travail sur la stratégie du Comité directeur sur les archives canadiennes.

Je dois avouer que tous mes engagements au sein de l’AAQ ont grandement contribué à mon développement professionnel et surtout humain. En effet, au fil des ans, grâce à l’AAQ, j’ai développé un réseau de personnes passionnées, engagées et toujours prêtes à mieux faire connaître les archives. Par ailleurs, l’AAQ m’a donné le goût de m’engager encore plus bénévolement non seulement en archivistique, mais également dans la grande famille du patrimoine.

Bien sûr, j’ai connu de grands moments à l’AAQ, plusieurs très agréables, mais d’autres plus stressants. Parmi les plus belles expériences, je retiens le congrès de 1994 où je suis devenu président et la Ve Conférence européenne des archives, qui m’a permis de découvrir la belle ville de Barcelone. Parmi les expériences les plus stressantes, je n’oublierai jamais la présentation, à l’hiver 1995, du mémoire de l’AAQ devant la Commission nationale sur l’avenir du Québec. Je me souviens du protocole au Salon rouge de l’Assemblée nationale et de ces politiciens qui me posaient des questions pièges. Heureusement, en utilisant l’humour, je crois avoir démontré la crédibilité de notre association. La présidente de la Commission, Mme Monique Vézina, avait même dit à la fin que j’avais amené du soleil en cette journée sombre de l’hiver. Je vous avoue que je suis revenu à Gatineau l’esprit pas mal plus tranquille qu’à l’allée.

À l’occasion de ce 50e anniversaire, je tiens ici à remercier très sincèrement l’AAQ pour tout ce qu’elle m’a apporté au cours des dernières décennies. Je serai toujours reconnaissant à l’ancien président Robert Nahuet d’avoir soumis ma candidature en 2005 pour devenir membre émérite de l’AAQ. La remise et les témoignages lors du congrès à Lac-Delage m’avaient profondément touché. D’ailleurs, je conserve toujours cette belle plaque bien en vue dans mon bureau aux Archives de l’Université d’Ottawa.

Enfin, je souhaite longue vie à l’AAQ, mais surtout j’invite les membres à plus s’engager au sein de notre conseil d’administration et aux divers comités et projets de notre association professionnelle. Comme moi, vous allez en sortir très enrichi, tout en faisant mieux connaître notre merveilleuse profession, qui n’occupe pas toujours sa place de premier plan dans notre société. L’avenir d’une association comme la nôtre repose sur sa relève.

Michel Prévost