Témoignage de Dominique Maurel

Bénévole à l’AAQ ? D’où est venue l’idée, je ne me souviens plus. Ce dont je me souviens, par contre, est que cette expérience a été extrêmement enrichissante. Dans un premier temps, j’ai eu l’occasion de faire partie du Comité de formation et de perfectionnement de 1993 à 2000, agissant aussi comme responsable de 1996 à 1998. Comme suite logique à cette expérience, j’ai œuvré au sein du Groupe de travail sur les « Dossiers d’archivistique appliquée » de 1998 à 2003. Les membres du comité et du groupe de travail étaient passionnés, créatifs, novateurs, remplis d’une belle énergie de service à la collectivité. Apprendre toujours plus grâce au partage d’expériences, et travailler aux dossiers du comité puis du groupe de travail, m’ont permis de développer des compétences transversales précieuses aux autres étapes de ma vie professionnelle, entre autres en gestion de projet.

Cet engagement dans la formation continue a ouvert une autre porte, celle du Comité organisateur de formations de formateurs sur la description archivistique. Les RDDA, encore nouvelles (première édition en 1990), restaient à apprivoiser. De 1994 à 2000, avec Louise Gagnon-Arguin et Victorin Chabot comme maîtres d’œuvre, nous avons offert aux archivistes et enseignants des formations de plusieurs jours sur la description archivistique, l’analyse documentaire et l’indexation des documents d’archives. Parallèlement à cela, s’est ajouté un engagement comme membre du Comité canadien de description archivistique du Conseil canadien des archives, de 1998 à 2001, à titre de représentante de l’AAQ. Ces expériences m’ont énormément appris en me permettant de me tenir à jour dans mes connaissances, tout en bénéficiant de l’expertise d’archivistes chevronnés. Elles m’ont permis, à mon tour, d’apporter une contribution non seulement pour la formation continue mais aussi pour la formation initiale, ayant formé quelques générations d’étudiants à la description archivistique à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information.

Au-delà des dossiers de perfectionnement, c’est un poste au sein du comité exécutif qui m’attendait pour conclure une période active en engagement bénévole. Mes pairs m’ont fait confiance pour un poste à la présidence de l’AAQ, ce qui représentait à ce moment-là un engagement de trois ans : première vice-présidence, présidence et deuxième vice-présidence, de 2000 à 2003. De telles fonctions ont représenté une belle occasion de faire le point sur l’Association, par exemple en termes de visées stratégiques pour l’avenir.

Toutes ces expériences comme bénévole au sein de l’AAQ ont été déterminantes pour la suite de ma vie professionnelle. Elles ont contribué à ancrer un profond désir d’en connaître davantage sur les rôles des archivistes dans les organisations, et sur la manière dont l’information et les archives sont utilisées en contexte administratif, notamment dans une perspective stratégique. Dans le cadre d’études doctorales, puis de mes fonctions actuelles de professeure-chercheure à l’EBSI, je peux poursuivre mes travaux sur ces sujets. Juste retour des choses, un nouvel engagement me permet depuis les dernières années d’être impliquée dans un projet d’enquête statistique sur les centres et services d’archives du Québec.

M’engager dans l’Association ? Cela allait de soi, tant pour apprendre que pour partager. Cet engagement m’a permis de développer des compétences au sein de divers comités et instances décisionnelles. Il m’a permis de participer, au même titre que tous les autres bénévoles, à la vie associative et à la défense de dossiers importants pour la profession. Il m’a permis, enfin, d’avoir le plaisir de travailler aux côtés d’archivistes généreux en transmission d’expertise et de connaissances. S’engager dans l’Association ? Une bien bonne idée, qui porte fruit.

Dominique Maurel