Témoignage d’André Frenière

 

Dès sa création, l’Association des archivistes du Québec a toujours mis de l’avant le développement et la formation de ses membres. Elle a vite regroupé la grande majorité des forces vives du domaine de l’archivistique. Il m’apparaissait donc important d’y adhérer dès mon premier emploi comme archiviste à l’université Laval.

À la même époque, plusieurs institutions du Québec francophone apprivoisaient les nouveaux concepts de la gestion des documents, comme on disait alors. L’AAQ a rapidement constitué un forum de discussions et d’échanges, en relation avec leurs préoccupations quotidiennes. J’étais évidemment de ce nombre. C’est ainsi qu’avec plusieurs autres personnes, j’ai participé à développer et à mettre en place un cadre formel, un lieu de reconnaissance de ce nouveau champ de compétences qui animait près de la moitié des membres de l’AAQ. Dans les faits, ceux-ci avaient contribué à pratiquement doubler le membership de l’Association. C’est dans cette logique que le Conseil de l’AAQ a, par la suite, voté la création de la Section de la Gestion des documents.

Ce forum a servi d’école, de tribune et de lieu de formation pour un grand nombre de personnes qui ont travaillé et qui travaillent encore à la grandeur du Québec, à mettre en place ces nouvelles approches de traitement de la documentation écrite et numérique, dont une partie devient notre patrimoine archivistique.

Je garde évidemment un souvenir impérissable de la dynamique, de l’intérêt, de l’enthousiasme ainsi que de l’enrichissement personnel et professionnel que les membres apportaient par leur participation aux réunions de la Section, dont les activités se concrétisaient dans plusieurs régions du Québec. Il en est de même en regard des différents mandats que j’ai assumés au cours des années à titre de trésorier, ou encore comme membre de comités, tels celui de la Revue, ou des Affaires professionnelles, notamment. J’en retiens la chance que j’ai eue de connaître des personnes inestimables, qui m’ont beaucoup apporté par la richesse de leurs connaissances, de leur empathie, de leur dévouement et de leur engagement à la protection ainsi qu’à la mise en valeur de cette portion de notre patrimoine.

 

André Frenière