Témoignage d’Isabelle Dion

Par plaisir et par nécessité *

Une page ! On me demande une page, c’est bien trop court. Pour celles et ceux qui me connaissent, je ne peux pas écrire formellement sur mon expérience dans notre association. Je ne sais pas si mon texte sera drôle, mais il sera drôlement sincère.

J’ai commencé tout doucement mon bénévolat à l’AAQ en étant membre du comité des actes du congrès de 2000. La même année, Carol Couture me demande de faire partie du comité de la revue Archives (CORA). Sérieux ? Euh, OK ! Toute petite, je me suis présentée à ma première réunion le 15 novembre 2000 au Service des archives de l’Université Concordia. J’ai été intégrée rapidement à une équipe de production d’un numéro où Jacinthe, Sylvette et André m’ont enseigné les rudiments de la correction et de la mise en page d’articles. Je suis restée au CORA pendant dix ans. Dix belles années.

Outre ma participation au CORA, j’ai aussi pris part à quelques congrès en tant que bénévole, au comité des affaires professionnelles et au comité du programme du Congrès des milieux documentaires (CMD). Pourquoi tout cela ? Pour trois raisons.

Première raison : avoir du plaisir. Je me souviens, entre autres, des discussions sur une virgule ou sur le choix d’un mot lors de la correction de textes au CORA devant un mets asiatique ou un poulet dans sa boîte, d’un essayage de robes victoriennes pour l’animation d’un congrès, de réunions animées pour déterminer le thème d’un congrès, du partage de points de vue lors des CMD. Vous voyez, c’est le fait d’être avec d’autres collègues qui rend l’association si intéressante.

Deuxième raison : relever des défis (lire m’obliger à faire des choses qui me font peur). La fille a bien de la misère à dire non, et ce, même à des propositions qui lui font peur. Avis aux intéressés, je connais quand même mes limites ! Je compare cela à une liste que je n’ai pas écrite, mais à laquelle je peux cocher « fait ! » de temps en temps.  Des exemples ? Apprendre à coordonner un comité, comprendre les rouages d’une publication professionnelle (correction, épreuves, publicité, etc.), présenter des conférenciers, apprendre à donner son point de vue, comprendre les dossiers qui touchent le développement et la reconnaissance de la profession. Il y a tout de même des exemples plus légers, quoique chanter, jouer Émilie Barthe, ne pas se perdre pour se rendre à une rencontre, améliorer mes compétences informatiques ne constituent pas la simplicité.

Troisième raison : je suis une chialeuse. Oui, oui, c’est vrai ! Mais quand on s’implique, on le devient bien moins et même presque plus. On se met à la place des bénévoles et on comprend. On comprend que le temps est une denrée rare et que ces personnes sont prêtes à en donner à notre association, qu’elles contribuent positivement au développement de celle-ci par leurs idées et leur grande créativité, qu’elles se préparent consciencieusement à réaliser leurs tâches dans les différents comités et qu’elles travaillent à améliorer les choses (toutes sortes de choses !). C’est une nécessité pour notre association. Avoir l’occasion de travailler avec les bénévoles de l’AAQ qui évoluent dans le milieu archivistique est très enrichissant. Ces gens sont passionnés par leur profession et je suis heureuse de les côtoyer. Je suis donc une chialeuse heureuse.

Plaisirs, défis et longue vie à l’AAQ !
Isabelle Dion

*Merci à Yvon Lemay pour la suggestion de ce titre.