Témoignage de Frédéric Brochu
Président 1999-2000

La présidence de l’Association des archivistes du Québec, un privilège professionnel

J’ai eu l’immense privilège de présider notre association au tournant du millénaire. Dès mon accession à cette fonction, j’ai pu mettre à profit une bonne connaissance du déroulement des réunions d’un conseil d’administration, de l’exercice de planification stratégique, de l’adoption d’un budget et de la préparation d’un rapport annuel d’activités, ayant siégé auparavant au conseil d’administration de plusieurs organismes culturels sans but lucratif. Mais j’étais surtout fermement convaincu que la présidence de l’AAQ n’était pas l’affaire d’un seul homme, mais bien l’œuvre de toute une équipe, le travail de nombreuses personnes investies dans la défense et la mise en valeur de notre profession et aussi dans l’offre de services à nos membres.

Je garde un extraordinaire souvenir de cette année 1999-2000! Une année folle, folle, folle, puisque, à mon emploi à temps plein à titre d’archiviste professionnel dans le réseau scolaire, s’ajoutait un bénévolat… à temps plein!!! Une année haletante, mais combien stimulante! Une année au cours de laquelle j’ai pu apprendre, développer et exercer des compétences de coordination (d’équipe, de projets, de dossiers) et de porte-parole d’une association de plusieurs centaines de membres, parce que j’étais solidement appuyé par des collègues d’expérience au conseil d’administration et dans les comités, et aussi par une direction générale dévouée.

Sans diminuer l’apport indispensable des autres comités, je garde un sentiment de profonde reconnaissance à l’égard des membres du comité des affaires professionnelles dont le mandat se situe au cœur même de la mission de l’AAQ. À titre de président, je pouvais compter non seulement sur le travail de réflexion, mais aussi sur le jugement, les avis éclairés et les judicieux conseils des « sages » du CAP, fidèlement engagés à veiller aux intérêts de notre profession et de notre association. Je me souviens notamment de la présentation d’un mémoire sur le projet de politique québécoise du patrimoine, des représentations en vue d’une mise à jour des lois québécoises sur l’accès aux documents et la protection des renseignements personnels, des représentations dans le cadre du développement du Réseau canadien d’information archivistique, et du regroupement de la Bibliothèque nationale du Canada et des Archives nationales du Canada, des dossiers majeurs pour l’époque, qui avaient amené l’AAQ à soutenir publiquement ses positions. Je me souviens aussi de l’adoption du plan triennal d’orientation, de l’adoption d’une politique de concertation avec les organismes externes, de la désignation d’un membre à titre de responsable des affaires législatives, et de la mise sur pied d’un système de veille archivistique qui constituaient, au chapitre des affaires strictement associatives, des actions également dignes de mention.

En juin 2000, dans mon rapport du président à tous les membres, j’écrivais : « Grâce à vous, je vois désormais la profession, l’AAQ et ses membres avec une fierté renouvelée qui ne sera jamais démentie ». Cette affirmation est encore aussi juste pour moi… Bien que j’aie quitté il y a plusieurs années la carrière d’archiviste que j’ai exercée pendant deux décennies, je suis toujours membre de l’AAQ. Et je prends régulièrement le temps, avec le plus grand plaisir, de m’informer des activités de notre association, à laquelle je suis resté très attaché.

Je vous souhaite à toutes et à tous un bon 50e!

Frédéric Brochu
Secrétaire général adjoint
Université de Sherbrooke