Témoignage de Marc Beaudoin
Président 1992-1993, 2008-2009, 2009-2010

 

Ce que l’Association m’a apporté dans ma vie professionnelle

J’ai adhéré à l’Association des archivistes du Québec lors de son congrès sur le campus de l’Université de Montréal en 1974. À l’époque, j’étais étudiant en histoire et François Beaudin venait de nous donner le cours d’introduction à l’archivistique et j’avais fait un stage aux archives de la congrégation Notre-Dame.

Dans son discours inaugural, le nouveau président, Robert Garon, invitait les membres à s’impliquer dans les différents comités de l’Association. Or, le vice-président, François Beaudin, pilotait le dossier de l’incorporation de l’organisme. Un dossier que je connaissais bien pour avoir travaillé à celle de l’association des étudiants des Cégeps de la province. Ma contribution aux travaux du comité des structures de l’Association m’a permis de rencontrer d’autres archivistes et constituer mon premier réseau professionnel. Il m’a aussi ouvert la porte à mon premier emploi dans le domaine, au Service des archives de l’Université de Montréal. Un lieu formidable pour compléter mon apprentissage professionnel avec les Jacques Ducharme, Carol Couture et François Beaudin.

Puis, en août 1977, je joignais l’équipe du centre de documentation du journal La Presse de Montréal pour prendre, dès le 7 octobre, ma première expérience de grève générale. Or, à cette époque, l’AAQ était associée à une exposition sur les archives présentée dans le hall de l’édifice Ernest-Cormier qui abritait le centre d’archives de Montréal des ANQ. C’est à titre de directeur de la section gestion des documents de la région de Montréal, que je fus invité à faire la promotion de l’exposition et des archives à des émissions de variétés comme Les Coqueluches à Radio Canada et Parle Parle, Jase, Jase à Télé-Métropole (aujourd’hui TVA). Une belle expérience d’expliquer devant le public du Complexe Desjardins à Montréal notre domaine d’activité. Ces entrevues eurent de l’impact jusqu’à Québec puisqu’en janvier 1978, à ma première journée au service de la gestion documentaire au ministère des Affaires sociales à Québec, la secrétaire de mon nouveau patron me rappela comment j’avais expliqué la théorie des trois âges des documents en me servant de l’exemple de la vie des lettres d’amour à Réal Giguère, l’animateur de Télé-Métropole. Inutile de dire qu’elle n’était pas la seule à se souvenir de mon interview. L’association m’offrit d’autres occasions de parfaire mes connaissances tant dans le domaine des archives que dans celui de la gestion des ressources humaines et financières.

Aujourd’hui, après plus de quarante années de participation active à la vie de l’association, je constate combien j’ai eu la chance d’être aux premières loges pour voir évoluer et rayonner notre Association au Québec, et aussi au Canada et dans le monde. L’AAQ m’a permis de rencontrer, de côtoyer et de travailler avec des personnes enrichissantes et dynamiques qui, chacune à leur manière, m’ont aidé à progresser comme archivistes.

Marc Beaudoin