Témoignage de Manon Dufresne

 

« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir des hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. »  (Antoine de Saint-Exupéry, Terre des hommes)

 

Mardi 1er juin 2010, Alma, 40e Congrès de l’AAQ —C’est là que tout a commencé pour moi…

10 h 15, 1er atelier précongrès : Je suis assise en arrière de la salle, près de la porte, parce qu’on ne sait jamais… et le conférencier déclare le moment de la pause arrivé. Je me tourne vers mes voisins les plus proches : une jeune femme blonde et son voisin tous deux souriants. Le visage de cette femme me dit quelque chose… Il n’en fallait pas plus pour que j’ouvre ma bouche et que je lui dise : « Est-ce que vous êtes dans l’organisation du congrès ? Parce que si vous avez besoin d’un coup de main pour distribuer des coupons… »

C’est tout simple ! Des mots dits tout à fait innocemment qui nous propulsent sur le siège d’un conseil d’administration ! Eh bien, tout dépend à qui on les lance ces mots !

Cette femme était Brigitte Pollock, présidente sortante. Son visage ne m’était pas inconnu parce que j’avais remarqué sa photo dans le programme.
Sa réponse à ma question a été : « Non je crois qu’ils ont le personnel nécessaire pour le congrès, mais justement on a besoin d’une secrétaire sur le CA… »

Je ne lui ai pas laissé le temps de finir : « Ah bien là c’est un peu fort ! L’encre de mon diplôme n’est pas encore séchée ! J’aimerais mieux attendre un peu question de voir la vie de l’association avant de m’y impliquer… »  Cette réponse me semblait plus que respectable. Mais c’était sans compter l’apport dans la conversation de son voisin : « Mais la meilleure façon de connaître la vie de l’association c’est justement en s’y impliquant de l’intérieur » me dit-il.

La conclusion de l’histoire : trois heures plus tard, j’étais membre de l’AAQ, je rencontrais le futur président et j’avais un nouveau rendez-vous à mon horaire du congrès : un CA.

Cet engagement pris m’a permis de comprendre en partie les milieux archivistiques provinciaux, nationaux et internationaux. Ce tour d’horizon me donne une meilleure mesure de la portée de notre association sur les destins de notre écosystème documentaire et sur notre profession. J’y ai mesuré régulièrement l’écoute attentive de notre association face à ses membres parce qu’elle veut en être le reflet et le support. Ce que vous y avez découvert ou y découvrirez sur vous et sur le milieu ne dépend que de vous !

J’ai développé face à elle une relation amoureuse nourrie par des espaces de partage et d’échanges qu’elle favorise. Oui, je peux dire que j’aime l’AAQ.

Riche de chacun de ces membres passés et présents, elle est active, rayonnante, vive et sérieuse, et ce depuis 50 ans !

Manon Dufresne