Colloque du 50e – L’innovation au cœur du cycle de vie!

À propos

Le colloque conjoint AAQ-RAQ-ARMA a choisit le thème de l’innovation en archivistique, tant au plan archives historiques que pour la gestion des documents, comme fil conducteur.

Ce colloque d’une journée a eu lieu à Trois-Rivières, le 3 novembre 2017.

Remerciements à notre partenaire:

 

Retour d’expérience sur le colloque

Voici un texte de Mylène Bélanger, archiviste chez Exporail, le Musée ferroviaire canadien, qui a participé à cette journée bien spéciale. Le texte a été publié sur le blogue de l’AAQ Convergence.

Le 3 novembre dernier, sous un ciel pluvieux et encore noir, j’ai pris la direction de Trois-Rivières afin de participer au Colloque du 50e anniversaire de l’Association des archivistes du Québec (AAQ) : L’innovation au cœur du cycle de vie !Colloque50_2

Arrivée sur place, quel plaisir de revoir tant de collègues quelques mois seulement après le congrès ! C’est tellement rare d’avoir la chance de tous nous revoir plus d’une ou deux fois par année ! Et, chose extraordinaire, comme l’événement est en dehors de la région de Montréal, j’ai également le plaisir de faire la connaissance de nouveaux visages !

L’accueil est chaleureux et le café est chaud ! La journée débute avec le mot de bienvenue des trois associations qui chapeaute l’événement : l’AAQ, le Réseau des services d’archives du Québec (RAQ) et ARMA Montréal (Association for Records Managers and Administrators). C’est la première fois que j’ai la chance de participé à un événement qui regroupe des membres d’ARMA Montréal, ce qui me permet de rencontrer de nouvelles personnes et d’élargir mon réseau de contacts.

La conférence d’ouverture est présentée par Gilles Brassard, un cryptologue canadien et professeur à l’Université de Montréal. D’ores et déjà, le sujet de sa conférence, Le monde est quantique, dites-vous ? Qu’est-ce que cela change ?, pique la Colloque1.jpgcuriosité ; encore plus lorsque nous apprenons que ce chercheur a jeté les bases, en 1993, de la téléportation quantique, en parvenant à téléporter des photons sur une courte distance ! Cette conférence se concentrait essentiellement sur un des éléments de la cryptographie, soit la confidentialité et la vie privée. Je ressors de cette conférence avec un sentiment de grande urgence et d’inquiétude quant à l’utilisation du Web pour des données confidentielles ! Étant les gardiens d’une grande somme d’informations précieuses, il est essentiel pour les archivistes de se questionner quant à leurs pratiques et à celles de leur organisme avec l’informatique en général.

Le matin se poursuit avec deux autres conférences. Même si le colloque se déroule sur une seule journée, un choix doit être fait parmi la grande quantité de conférences offertes dans la même journée ! Dans mon cas, je choisis d’assister à la Gestion numérique de l’information : un dossier d’affaires AGILE, par Line Baillargeon de Revenu Québec, et à Appliquer le calendrier de conservation en vue d’un élagage massif de documents sur support papier, par Manon Bellerive d’Hydro-Québec. Dans les deux cas, l’accent est mis en partie sur les services rendus aux clients, à l’écoute des besoins et à la gestion du changement. C’est très intéressant !

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Place au dîner et dans le cas de certains, incluant moi-même, à l’assemblée générale annuelle du RAQ. C’est en dégustant la MEILLEURE boîte à lunch de tous les temps au contenu infini[1] que nous avons donc une discussion sur divers aspects du Réseau et des services qu’il rend annuellement aux membres. Le plus intéressant est la prise de connaissance de certaines statistiques découlant de l’enquête statistique sur les centres et les services d’archives québécois du RAQ, possible grâce au soutien financier du gouvernement du Canada, dans le cadre du Programme pour les collectivités du patrimoine documentaire (PCPD) de Bibliothèque et Archives Canada (BAC). Les données ont été recueillies, mais il reste encore à les exploiter afin d’en faire ressortir les éléments significatifs pour nos centres et services, ce qui nous aidera — entre autres — à mieux défendre notre importance au sein de la société.

En après-midi, je participe encore une fois à deux conférences : Regard neuf sur la carte autographe du père Marquette par Chantal Émond, Céline Gendron et Theresa Rowat, et Dématérialisation des archives : enjeux et opportunités dans un univers médiatique par Véronique Desjardins et Catherine Paradis de Radio-Canada. La première conférence est, sans contredit, celle qui m’a le plus emballée de la journée ! Nous avons pu voir le processus important dans lequel les Archives des Jésuites de Montréal s’est engagé afin de faire la lumière sur l’origine et l’historique de conservation d’un document du 17e siècle qui pose encore des questions d’authenticité auprès des chercheurs. Grâce au travail interdisciplinaire des archivistes de l’organisme, d’une restauratrice et d’une doctorante, des faits importants ont pu être décelés. Un peu comme le travail d’un détective ! C’était tout à fait fascinant également d’avoir accès aux connaissances d’une restauratrice, chose qui n’est pas toujours courante dans notre domaine. La seconde conférence expliquait entre autres l’importance d’adopter une attitude proactive afin de favoriser et d’augmenter la diffusion des archives dans les médias.

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C’est la tête débordante d’informations et de nouvelles idées à explorer, que ma bedaine de béluga[2] et moi avons cru plus sage de reprendre la route pour la Rive-Sud de Montréal. Pour mes amis et collègues, il restait encore la plénière de partage transdisciplinaire et le cocktail incluant le lancement de la revue Cap-Aux-Diamants : spécial AAQ 50 ans. Je suis certaine qu’ils ont su profiter de toutes les informations et du plaisir découlant de ces deux activités !

Si vous êtes curieux d’en apprendre un peu plus sur le contenu des conférences auxquelles j’ai assisté, je vous invite à visiter mon profil Twitter (@MyeBelanger) et le mot-clic #Colloque50 !

Je tiens à remercier les trois associations — l’AAQ, le RAQ et ARMA Montréal — d’avoir organisé cette journée spéciale dans le cadre du 50e anniversaire de l’AAQ. Nous avons tous besoin de formation continue afin d’assurer un service hors pair à nos organismes et à la société qui est en constant changement ! Et le fait de se retrouver entre nous est également thérapeutique à certains égards ! Longue vie à l’AAQ !

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[1] Pour ceux qui l’ignorent, je suis enceinte de 6 mois et donc, j’ai tendance à avoir une certaine obsession (pire qu’en cas normal!) avec la nourriture!

[2] Lire la note ci-haut, si vous ne l’avez pas déjà fait!

Programme du colloque

Présentation de la thématique du colloque

Le numérique prend, depuis plusieurs années maintenant, une place grandissante dans notre réalité de travail. Préservation numérique, dématérialisation, signature électronique, infonuagique, réseaux sociaux : les besoins sont de plus en plus nombreux et les pistes pour les apprivoiser semblent encore parfois peu défrichées. En filigrane à tout cela, le principe de cycle de vie du document demeure, évolue également

Quatre grandes avenues nous intéresseront plus particulièrement lors de notre colloque, qui s’inscrit dans le cadre des célébrations du 50e anniversaire de l’Association des Archivistes du Québec :

  • Documents et dématérialisation (dématérialisation, éditique, gestion documentaire, archivage, confiance numérique, transmission orale)
  • Documents et Contenu (ou Content) (gestion de contenu, contenu multimédia, applications web)
  • Documents et Social (collaboratif, réseaux sociaux d’entreprise, intelligence artificielle)
  • Documents et Gouvernance (gouvernance de l’information, des données, de projet)

Pour tout connaitre du programme de la journée : HORAIRE COLLOQUE 50E

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